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vendredi 21 octobre 2016

Prenez garde aux démagos (Arcus, 2014)

Arcus, 2014. Composée par David d'Ascenzo, Jean-Marc Ernes, Owen Blondeel et Stéphane Monseur. Texte de Jean-Marc Ernes.

Cette texte taille un costard aux chanteurs ou musiciens rebelle qui utilisent leur art comme une tribune politique juste pour se donner un genre. Il n'y a pas grand chose d'autre à en dire...

Prenez garde aux démagos Tu leur fait confiance Ils te ressemblent Leurs discours illustrent le pire C'que tu veux entendre Voix de Cassandre ? Et ton intellect est flatté Prenez garde aux démagos Leurs tribunes varient Et même sur scène S'en servent pour se faire mousser Artiste à texte et engagés Je vous emmerde vous me faites chier Donneurs de leçons guides de pensée Cette litanie sert votre image vous y croyez Prenez garde aux démagos Arborant le drapeau De la révolte Contre l'autoritaire De salle en salle de ville en ville Mais nous prends-tu pour des débiles Arrête de nous tutoyer Nous sommes nombreux A t'écouter nous haranguer Prenez garde aux démagos Vous avez soif de liberté Nourrissez-là de vos idées Arguments contre argumentés Place aux débats Toi l'chanteur arrête de faire chier Prenez garde aux démagos

Ils rêvent ailleurs (Arcus, 2014)

Arcus, 2014. Composée par David d'Ascenzo, Jean-Marc Ernes, Owen Blondeel et Stéphane Monseur. Texte de Jean-Marc Ernes.

Voici, une fois n'est pas coutume, un texte plus lyrique et plus poétique qui doit se ressentir avant d'être compris... Un peu comme à l'époque d'Arkham... A croire que de travailler à nouveau avec le même guitariste m'inspire le même type d'écriture. J'y ai tout de même placer une référence aux "Libertés qu'il nous reste" qui devait être le titre du second album de D.Majiria. La compo, en ternaire, a d'ailleurs beaucoup de point commun avec celle que Gaëtan proposait.

Ailleurs Ils y croyaient les mains liées Censés prier face aux lumières et d’instinct
S’en dégager sans dire un mot Et décamper sans dévier du lointain
S’il faut subir il vaut mieux fuir Et puis grandir au-delà du choix cornélien
Et par delà les libertés Qu’ils leur restaient ils ont vécu leur destin Ils rêvent ailleurs N’est-ce pas stupide et intrépide Sauter dans le vide Pour atterrir où en somme ?
Ils ne savent pas mais ils sont là Comme des appâts Peut-être un genre qu’ils se donnent ?
Ils veulent tricher et espérer Sans dévier Ils croient suivre la même route
C’est onirique métaphysique Puis ils se quittent Mais au loin subsiste un doute Ils rêvaient ils voyaient Un ciel rougeoyant Ivre de leurs méfaits Ils rêvaient ils croyaient Sortir ivres, ardents, éclatants, Intenses et imparfait Ils aiment le hasard et Ils craignent le désespoir Leur peine accompagne leur tendre Mépris du désir de fuite
Composés de faibles et de forts Existants comme des métaphores Baladés et trompés Fidèles à eux-mêmes oubliaient Qu’ils rêvaient ils voyaient Un ciel rougeoyant Ivre de leurs méfaits
Ils rêvaient ils croyaient Sortir ivres, ardents, éclatants, Intenses et imparfait Ils oublient tout ils rêvent ailleurs Ailleurs

Après l’ouragan (Arcus, 2013)

Arcus, 2013. Composée par David d'Ascenzo, Jean-Marc Ernes et Stéphane Monseur. Texte de Jean-Marc Ernes.

Premier single d'Arcus. Cela parle du chaos et d'un individu qui l’appréhende avec sérénité. 



Une nuit agitée
Je me suis réveillé
Un ciel déchaîné mat et cendré Un œil atroce m’emporte Au cœur du tourment Après l’ouragan Que va-t-il me rester ? Partout l’obscurité De la boue sur mes pieds Le chaos tout ce bruit Je ne me sens pas touché J’avance paisiblement au milieu du vent Après l’ouragan Si ma vie recommençait Je souffrirai moins Je serai un homme nouveau Enfin prêt à vivre pleinement Je me sens excité Au milieu d’un drame je jouis Espérant reconstruire Une vie que je n’ai pu vivre La colère enfin fait place à l’envie Fait place au désir de vivre Après l’ouragan Je serai fort et beau Mes richesses ne seront que spirituelles Je ne garde que l’essentiel Après l’ouragan Je serai un homme nouveau Partageant mes espoirs existentiels Je sens pousser mes ailes Au cœur de cet ouragan qui m’a emporté Oh non je sens que je perds pied Oh non je me sens décoller Après l’ouragan Je serai mort et inhumé

Le Pont (Arcus, 2013)

Arcus, 2013. Composée par David d'Ascenzo, Jean-Marc Ernes et Stéphane Monseur. Texte de Jean-Marc Ernes.

Deuxième compo d'Arcus. Si un pont est symbole de lien entre les gens. Qu'en est-il de toutes ses spécificités morales et sociales...


Sur le pont de pierre passent les idées Liquides et claires, elles s’enivrent De notre passé Sous le pont de bois passent les âmes Fragiles elles explorent nos joies Et nos mélodrames Ils se sont donné rendez-vous Sur le pont des âmes et des sens Leurs illusions et leurs absences Les mettent à genoux Sous le pont des bois stagnent la révolte Tapis dans l’ombre attend Que nos idées s’envolent Sur le pont de pierre stagnent la loi Elle domine et nous empêche De nous libérer de nos choix Ils se sont donné rendez-vous Sur le pont des âmes et des sens Leurs illusions et leurs absences Les mettent à genoux Et ils se sont donné rendez-vous Sur le pont des âmes et des sens Leurs illusions et leurs absences Les mettent à genoux Faire taire ceux qui vont à l’envers Le sens ouvert austère Et traverser Ils se sont donné rendez-vous Sur le pont des âmes et des sens Leurs illusions et leurs absences Les mettent à genoux Et ils se sont donné rendez-vous Sur le pont des âmes et des sens Leurs illusions et leurs absences Les mettent à genoux

jeudi 20 octobre 2016

Réflexe animal (Arcus, 2013)

Arcus, 2013. Composée par David d'Ascenzo, Jean-Marc Ernes et Stéphane Monseur. Texte de Jean-Marc Ernes.

Nouveau groupe avec deux nouveaux musiciens, ou presque... passé un temps par Rorcha, sur la fin... Nouveau ou presque car avec David on s'est croisé quelques fois aussi...

On redémarre en force avec ce texte qui parle de la bestialité animale qui sommeille en nous !



Tu ne tiens pas le choc te laisse séduire Tu peine à peine à enfouir L'effet de ces courbes produisant Cette réaction c'est déroutants Effet radical Réflexe animal La croiser peut te faire frémir Sans attendre te veux la saillir Parfois te pense être dément Tes canines s'aiguisent doucement Croquer dans ce fruit défendu Et pourquoi monter dessus Tu l'as appâté Et amadoué Tu atteins la caléfaction Il est temps de passer à l'action Puis tu es partit comme un con L'esprit submergée d'instinct de pulsion Était-ce un de ces mauvais jours Où tu cherchais le détour La fuite, la panique, le mensonge Avant qu'elle glisse dans ses songes Et s’en décoller Et s'en dépêtrer Sans un mot, sans un geste fuir Et le lendemain surenchérir Et tu es partit comme un con L'esprit submergée d'instinct, de pulsion D'instinct de passion Et d'aversion Pour ta réaction Puis tu es partit comme un con L'esprit submergée d'instinct de pulsion

samedi 17 novembre 2012

Rire cruel (D.Majiria, 1998)

D.Majiria, 1998. Composée par Philippe Pironet et Jean-Marc Ernes. Texte de Jean-Marc Ernes.

Cette première compo de D.Majiria est en fait un projet inachevé de Philippe à l'époque d'Arkham. Le thème de la chanson fait d'ailleurs très Arkham vu que c'est un portrait du Joker, un des locataire bien connu de cet asile.


Hors d'un visage s'inscrit d'une bouche jaunie
Le faux parfois cruel rire d'un satire
Un rire cruel des rides mortelles qui fondent d'un centre bien irréel
Le pâle faux et cruel le rire lisse
Cris gras hagards cris rauques criards bouche sale humide qui vocifère
Des sueurs amères

De ce visage sue un rire torride
Le pâle et faux cruel rire horrible
Un rire cruel des rides mortelles qui fondent d'un centre bien irréel
Cris gras hagard cris rauques criards bouche sale humide qui vocifère
Des sueurs amères

Cris gras hagards cris rauques criards bouche sale humide qui vocifère
Des sueurs amères
Rire cruel et mortel

Cris gras hagards cris rauques criards bouche sale humide qui vocifère
Des sueurs amères
Rire cruel et mortel
Un rire cruel et mortel

vendredi 16 novembre 2012

Phacochère en fusion (Arkham Meha, 1995)

Arkham, 1995. Composée par David D'Ascenzo, Gaëtan Streel, Jean-Marc Ernes et Philippe Pironet. Texte de Jean-Marc Ernes.

Dernière compo d'Arkham avant la séparation. Elle est dans la lignée des dernières en plus funk rock. Ce texte est le plus incongrus de tous. Il reprends le "personnage" du phacochère en fusion présent dans Rien n'est parfait pour dédramatiser. C'est un de mes textes les plus barj'. C'est une des mieux enregistrée aussi.


La panoplie de jouets tombe sur le gazon frais
A s'en mordre les doigts tandis qu'il ne voit pas
Là-bas des tas d'endroits qu'il ne voit pas
Qu'il ne veut pas qu'il ne comprends pas

Tandis que la lumière tombe sur ses godasses
Il a la hache de guerre attends qu'il se passe
Des tas d'illusions prenant l'air profonds
Profonds et très con de bonnes intentions

Que dorment les vaux pour que la Terre
Que dorment les taureaux soit un Enfer
Pour la création de tombes à neutrons

Venge et flair les otages
Que à l'occasion se change en lardons
Il ne faut pas rester sage
Si tu veux que ta mère se retrouve sous les fions

Des idées passagères générées par des fougères
Et des phacochères en fusion phacochères en fusion

Glace froid noir mort explosion
Glace froid noir mort explosion
Délires sucrés mal lavés mal blanchis mal rasés ont envahis la nuit
Glace froid noir mort explosion
Glace froid noir mort

Les phacochères les ont prit d'assaut par derrière
Tout en restant amis ils savent ce qu'ils peuvent faire
Tout danse dans l'air profond si tu parles des fusions
Ta vie reste un enfer

Surtout pour le phacochère 

Cuisiné aux petits lardons
Du fion de ta mère par derrière

Sucré salé,envoyé par le fond

Meha (Arkham Meha, 1995)

Arkham, 1995. Composée par David D'Ascenzo, Gaëtan Streel, Jean-Marc Ernes et Philippe Pironet. Texte de Jean-Marc Ernes.

Probablement la chanson dont nous avons eut le plus honte après l'avoir joué une seule et unique fois en concert. Elle était beaucoup trop positive et joyeuse par rapport à notre style à l'époque. Le texte parle de magie blanche et de magie noire comme du ying et du yang. Le final de cette chanson était lui beaucoup plus dur. On l'a conservé pour clôturer nos concerts. Meha est le suffixe que l'on a accolé à Arkham après nous être rendu compte que d'autres groupes avaient déjà pris ce nom. C'est le fruit d'un jeu de mot avec Khameha, la vague déferlante des combattants de l'école de la tortue dans Dragon Ball.


Mémoire en explosion devra détenir toute la passion
Végétant en surface ce sont des dieux dont le sang se glace
Magie blanche et puissance

Volonté de pouvoir comme les dieux détenir la mémoire
Pour donner des leçon sur la terre la roche et l'érosion
Magie noire et pouvoir
Magie blanche et puissance

Pour pousser vers une seule solution
Pour aller vers la résurrection
Pour pouvoir dire non aux cons
Et pouvoir faire sa révolution

Pour pousser vers une seule solution
De dire non à la résurrection
Pour savoir où se situe les cons
Et rire des minables révolutions
Meha Meha

Magie blanche et puissance
Magie noire et pouvoir
Meha Meha Meha Meha


L'Idiot (Arkham Meha, 1995)

Arkham, 1995. Composée par David D'Ascenzo, Gaëtan Streel, Jean-Marc Ernes et Philippe Pironet. Texte de Jean-Marc Ernes.

Ce texte est inspiré par le film Un idiot à Paris avec Jean Lefebvre. C'est pour moi une des trois meilleures compos d'Arkham devenu Arkham Meha entre temps. Son côté metal préfigure la direction qui sera prise par la suite dans D.Majiria. Le fait que j'utilisais le mot "gentil" dans le texte sur une mélodie plus dur a déstabilisé notre bassiste de l'époque. Tout est dans le contraste. Je n'ai plus de version live. Mon frère a détruit ses archives. Il me reste cependant cette version studio qui figurait sur notre "démo" comme on disait à cette époque.


L'idiot du village est de passage
C'est le moment de se taire car il n'a rien pour nous plaire
Il a deux belles dents en avant
Il a un esprit gentil mais un peu lent

Il croyait aux histoires que personne ne peut croire
Il avait déjà tout cru et continue à y croire
Arrive un soir très tard une bande de barbares
Ils font connaissance de l'idiot et en font un héros

L'idiot du village est de passage
Il a des copains avec qui il se sent bien
Il aime leur compagnie car sont tous très gentil

Ses amis grâce à lui ont un nom pour leur clan
C'est la bande de l'idiot qui sévit gentiment

Esprit cendré (Arkham, 1994)

Arkham, 1994. Composée par David D'Ascenzo, Gaëtan Streel, Jean-Marc Ernes et Philippe Pironet. Texte de Jean-Marc Ernes.

J'ai écris ce texte alors que je me faisais chier comme un rat mort dans ma chambre. J'ai pris un briquet et j'ai commencé à brûler un crayon. Et puis, j'ai écris un texte là-dessus. Les écris reste mais pas l'outil... Ce texte illustre, de mon point de vue, une des meilleures composition d'Arkham.



Le crayon a brûlé
Il s'est embrasé
Il ne pourra plus servir
Il ne pourra plus écrire
Lumière

Le crayon commence à gonfler il faut le rallumer
Il doit tout se consumer il ne pourra plus parler
Il continue a se consumer continue à délirer
Brûlant le passé comme le crayon brûlé

La chandelle du samedi soir emporte avec elle le passé
Elle va le dépasser et toutes ses phrases aléatoires
Criant son désarroi mystérieusement unique
Rien à faire dans ce cirque d'idées vicieuses et techniques

Il se fait tard et le temps ne trouve pas sa fin
Il est partit pour un autre univers
Vers un jeu d'ombres des mains tracent des difformités dansantes
Qui passent de couloirs en couloirs pour s'oublier dans la flamme

Pour circuler et visualiser tous ces dômes de pierres qui se profilent à l'horizon
Et qui cherchent à dévisager ces misérables fourmis
Qui cherchent à rentrer dans cet égout rempli de truands
Remplis de truands remplis de truands

Crayon tout brûlé qui avait même réchauffé
Dans l'eau il a plongé flamme partie en fumée
Le crayon était beau enfumant l'esprit cendré
D'un souvenir idiot tout est parti en fumée

Fumée esprit cendré truands