Cette texte taille un costard aux chanteurs ou musiciens rebelle qui utilisent leur art comme une tribune politique juste pour se donner un genre. Il n'y a pas grand chose d'autre à en dire...
Prenez garde aux démagos
Tu leur fait confiance
Ils te ressemblent
Leurs discours illustrent le pire
C'que tu veux entendre
Voix de Cassandre ?
Et ton intellect est flatté
Prenez garde aux démagos
Leurs tribunes varient
Et même sur scène
S'en servent pour se faire mousser
Artiste à texte et engagés
Je vous emmerde vous me faites chier
Donneurs de leçons guides de pensée
Cette litanie sert votre image vous y croyez
Prenez garde aux démagos
Arborant le drapeau
De la révolte
Contre l'autoritaire
De salle en salle de ville en ville
Mais nous prends-tu pour des débiles
Arrête de nous tutoyer
Nous sommes nombreux
A t'écouter nous haranguer
Prenez garde aux démagos
Vous avez soif de liberté
Nourrissez-là de vos idées
Arguments contre argumentés
Place aux débats
Toi l'chanteur arrête de faire chier
Prenez garde aux démagos
20 ans que j'écris des chansons. Un texte, une explication, une chanson en live. La totale. Ce blog est aussi un journal de bord de tous les concerts auxquels j'ai participé sur scène comme chanteur. Anecdotes, impression, l'ambiance, le contexte... Une tranche de vie sous un angle particulier.
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vendredi 21 octobre 2016
Prenez garde aux démagos (Arcus, 2014)
Arcus, 2014. Composée par David d'Ascenzo, Jean-Marc Ernes, Owen Blondeel et Stéphane Monseur. Texte de Jean-Marc Ernes.
Ils rêvent ailleurs (Arcus, 2014)
Arcus, 2014. Composée par David d'Ascenzo, Jean-Marc Ernes, Owen Blondeel et Stéphane Monseur. Texte de Jean-Marc Ernes.
Voici, une fois n'est pas coutume, un texte plus lyrique et plus poétique qui doit se ressentir avant d'être compris... Un peu comme à l'époque d'Arkham... A croire que de travailler à nouveau avec le même guitariste m'inspire le même type d'écriture. J'y ai tout de même placer une référence aux "Libertés qu'il nous reste" qui devait être le titre du second album de D.Majiria. La compo, en ternaire, a d'ailleurs beaucoup de point commun avec celle que Gaëtan proposait.
Ailleurs
Ils y croyaient les mains liées
Censés prier face aux lumières et d’instinct
S’en dégager sans dire un mot Et décamper sans dévier du lointain
S’il faut subir il vaut mieux fuir Et puis grandir au-delà du choix cornélien
Et par delà les libertés Qu’ils leur restaient ils ont vécu leur destin Ils rêvent ailleurs N’est-ce pas stupide et intrépide Sauter dans le vide Pour atterrir où en somme ?
Ils ne savent pas mais ils sont là Comme des appâts Peut-être un genre qu’ils se donnent ?
Ils veulent tricher et espérer Sans dévier Ils croient suivre la même route
C’est onirique métaphysique Puis ils se quittent Mais au loin subsiste un doute Ils rêvaient ils voyaient Un ciel rougeoyant Ivre de leurs méfaits Ils rêvaient ils croyaient Sortir ivres, ardents, éclatants, Intenses et imparfait Ils aiment le hasard et Ils craignent le désespoir Leur peine accompagne leur tendre Mépris du désir de fuite
Composés de faibles et de forts Existants comme des métaphores Baladés et trompés Fidèles à eux-mêmes oubliaient Qu’ils rêvaient ils voyaient Un ciel rougeoyant Ivre de leurs méfaits
Ils rêvaient ils croyaient Sortir ivres, ardents, éclatants, Intenses et imparfait Ils oublient tout ils rêvent ailleurs Ailleurs
S’en dégager sans dire un mot Et décamper sans dévier du lointain
S’il faut subir il vaut mieux fuir Et puis grandir au-delà du choix cornélien
Et par delà les libertés Qu’ils leur restaient ils ont vécu leur destin Ils rêvent ailleurs N’est-ce pas stupide et intrépide Sauter dans le vide Pour atterrir où en somme ?
Ils ne savent pas mais ils sont là Comme des appâts Peut-être un genre qu’ils se donnent ?
Ils veulent tricher et espérer Sans dévier Ils croient suivre la même route
C’est onirique métaphysique Puis ils se quittent Mais au loin subsiste un doute Ils rêvaient ils voyaient Un ciel rougeoyant Ivre de leurs méfaits Ils rêvaient ils croyaient Sortir ivres, ardents, éclatants, Intenses et imparfait Ils aiment le hasard et Ils craignent le désespoir Leur peine accompagne leur tendre Mépris du désir de fuite
Composés de faibles et de forts Existants comme des métaphores Baladés et trompés Fidèles à eux-mêmes oubliaient Qu’ils rêvaient ils voyaient Un ciel rougeoyant Ivre de leurs méfaits
Ils rêvaient ils croyaient Sortir ivres, ardents, éclatants, Intenses et imparfait Ils oublient tout ils rêvent ailleurs Ailleurs
Après l’ouragan (Arcus, 2013)
Arcus, 2013. Composée par David d'Ascenzo, Jean-Marc Ernes et Stéphane Monseur. Texte de Jean-Marc Ernes.
Premier single d'Arcus. Cela parle du chaos et d'un individu qui l’appréhende avec sérénité.
Une nuit agitée
Je me suis réveillé
Un ciel déchaîné mat et cendré
Un œil atroce m’emporte
Au cœur du tourment
Après l’ouragan
Que va-t-il me rester ?
Partout l’obscurité
De la boue sur mes pieds
Le chaos tout ce bruit
Je ne me sens pas touché
J’avance paisiblement au milieu du vent
Après l’ouragan
Si ma vie recommençait
Je souffrirai moins
Je serai un homme nouveau
Enfin prêt à vivre pleinement
Je me sens excité
Au milieu d’un drame je jouis
Espérant reconstruire
Une vie que je n’ai pu vivre
La colère enfin fait place à l’envie
Fait place au désir de vivre
Après l’ouragan
Je serai fort et beau
Mes richesses ne seront que spirituelles
Je ne garde que l’essentiel
Après l’ouragan
Je serai un homme nouveau
Partageant mes espoirs existentiels
Je sens pousser mes ailes
Au cœur de cet ouragan qui m’a emporté
Oh non je sens que je perds pied
Oh non je me sens décoller
Après l’ouragan
Je serai mort et inhumé
Le Pont (Arcus, 2013)
Arcus, 2013. Composée par David d'Ascenzo, Jean-Marc Ernes et Stéphane Monseur. Texte de Jean-Marc Ernes.
Deuxième compo d'Arcus. Si un pont est symbole de lien entre les gens. Qu'en est-il de toutes ses spécificités morales et sociales...
Sur le pont de pierre passent les idées
Liquides et claires, elles s’enivrent
De notre passé
Sous le pont de bois passent les âmes
Fragiles elles explorent nos joies
Et nos mélodrames
Ils se sont donné rendez-vous
Sur le pont des âmes et des sens
Leurs illusions et leurs absences
Les mettent à genoux
Sous le pont des bois stagnent la révolte
Tapis dans l’ombre attend
Que nos idées s’envolent
Sur le pont de pierre stagnent la loi
Elle domine et nous empêche
De nous libérer de nos choix
Ils se sont donné rendez-vous
Sur le pont des âmes et des sens
Leurs illusions et leurs absences
Les mettent à genoux
Et ils se sont donné rendez-vous
Sur le pont des âmes et des sens
Leurs illusions et leurs absences
Les mettent à genoux
Faire taire ceux qui vont à l’envers
Le sens ouvert austère
Et traverser
Ils se sont donné rendez-vous
Sur le pont des âmes et des sens
Leurs illusions et leurs absences
Les mettent à genoux
Et ils se sont donné rendez-vous
Sur le pont des âmes et des sens
Leurs illusions et leurs absences
Les mettent à genoux
jeudi 20 octobre 2016
Réflexe animal (Arcus, 2013)
Arcus, 2013. Composée par David d'Ascenzo, Jean-Marc Ernes et Stéphane Monseur. Texte de Jean-Marc Ernes.
Nouveau groupe avec deux nouveaux musiciens, ou presque... passé un temps par Rorcha, sur la fin... Nouveau ou presque car avec David on s'est croisé quelques fois aussi...
On redémarre en force avec ce texte qui parle de la bestialité animale qui sommeille en nous !
On redémarre en force avec ce texte qui parle de la bestialité animale qui sommeille en nous !
Tu ne tiens pas le choc te laisse séduire
Tu peine à peine à enfouir
L'effet de ces courbes produisant
Cette réaction c'est déroutants
Effet radical
Réflexe animal
La croiser peut te faire frémir
Sans attendre te veux la saillir
Parfois te pense être dément
Tes canines s'aiguisent doucement
Croquer dans ce fruit défendu
Et pourquoi monter dessus
Tu l'as appâté
Et amadoué
Tu atteins la caléfaction
Il est temps de passer à l'action
Puis tu es partit comme un con
L'esprit submergée d'instinct de pulsion
Était-ce un de ces mauvais jours
Où tu cherchais le détour
La fuite, la panique, le mensonge
Avant qu'elle glisse dans ses songes
Et s’en décoller
Et s'en dépêtrer
Sans un mot, sans un geste fuir
Et le lendemain surenchérir
Et tu es partit comme un con
L'esprit submergée d'instinct, de pulsion
D'instinct de passion
Et d'aversion
Pour ta réaction
Puis tu es partit comme un con
L'esprit submergée d'instinct de pulsion
samedi 17 novembre 2012
Rire cruel (D.Majiria, 1998)
D.Majiria, 1998. Composée par Philippe Pironet et Jean-Marc Ernes. Texte de Jean-Marc Ernes.
Hors d'un visage s'inscrit d'une bouche jaunie
Le faux parfois cruel rire d'un satire
Un rire cruel des rides mortelles qui fondent d'un centre bien irréel
Le pâle faux et cruel le rire lisse
Cris gras hagards cris rauques criards bouche sale humide qui vocifère
Des sueurs amères
De ce visage sue un rire torride
Le pâle et faux cruel rire horrible
Un rire cruel des rides mortelles qui fondent d'un centre bien irréel
Cris gras hagard cris rauques criards bouche sale humide qui vocifère
Des sueurs amères
Cris gras hagards cris rauques criards bouche sale humide qui vocifère
Des sueurs amères
Rire cruel et mortel
Cris gras hagards cris rauques criards bouche sale humide qui vocifère
Des sueurs amères
Rire cruel et mortel
Un rire cruel et mortel
Cette première compo de D.Majiria est en fait un projet inachevé de Philippe à l'époque d'Arkham. Le thème de la chanson fait d'ailleurs très Arkham vu que c'est un portrait du Joker, un des locataire bien connu de cet asile.
Hors d'un visage s'inscrit d'une bouche jaunie
Le faux parfois cruel rire d'un satire
Un rire cruel des rides mortelles qui fondent d'un centre bien irréel
Le pâle faux et cruel le rire lisse
Cris gras hagards cris rauques criards bouche sale humide qui vocifère
Des sueurs amères
De ce visage sue un rire torride
Le pâle et faux cruel rire horrible
Un rire cruel des rides mortelles qui fondent d'un centre bien irréel
Cris gras hagard cris rauques criards bouche sale humide qui vocifère
Des sueurs amères
Cris gras hagards cris rauques criards bouche sale humide qui vocifère
Des sueurs amères
Rire cruel et mortel
Cris gras hagards cris rauques criards bouche sale humide qui vocifère
Des sueurs amères
Rire cruel et mortel
Un rire cruel et mortel
vendredi 16 novembre 2012
Phacochère en fusion (Arkham Meha, 1995)
Arkham, 1995. Composée par David D'Ascenzo, Gaëtan Streel, Jean-Marc Ernes et Philippe Pironet. Texte de Jean-Marc Ernes.
La panoplie de jouets tombe sur le gazon frais
A s'en mordre les doigts tandis qu'il ne voit pas
Là-bas des tas d'endroits qu'il ne voit pas
Qu'il ne veut pas qu'il ne comprends pas
Tandis que la lumière tombe sur ses godasses
Il a la hache de guerre attends qu'il se passe
Des tas d'illusions prenant l'air profonds
Profonds et très con de bonnes intentions
Que dorment les vaux pour que la Terre
Que dorment les taureaux soit un Enfer
Pour la création de tombes à neutrons
Venge et flair les otages
Que à l'occasion se change en lardons
Il ne faut pas rester sage
Si tu veux que ta mère se retrouve sous les fions
Des idées passagères générées par des fougères
Et des phacochères en fusion phacochères en fusion
Glace froid noir mort explosion
Glace froid noir mort explosion
Délires sucrés mal lavés mal blanchis mal rasés ont envahis la nuit
Glace froid noir mort explosionGlace froid noir mort
Les phacochères les ont prit d'assaut par derrière
Tout en restant amis ils savent ce qu'ils peuvent faire
Tout danse dans l'air profond si tu parles des fusions
Ta vie reste un enfer
Surtout pour le phacochère
Cuisiné aux petits lardons
Du fion de ta mère par derrière
Sucré salé,envoyé par le fond
Dernière compo d'Arkham avant la séparation. Elle est dans la lignée des dernières en plus funk rock. Ce texte est le plus incongrus de tous. Il reprends le "personnage" du phacochère en fusion présent dans Rien n'est parfait pour dédramatiser. C'est un de mes textes les plus barj'. C'est une des mieux enregistrée aussi.
La panoplie de jouets tombe sur le gazon frais
A s'en mordre les doigts tandis qu'il ne voit pas
Là-bas des tas d'endroits qu'il ne voit pas
Qu'il ne veut pas qu'il ne comprends pas
Tandis que la lumière tombe sur ses godasses
Il a la hache de guerre attends qu'il se passe
Des tas d'illusions prenant l'air profonds
Profonds et très con de bonnes intentions
Que dorment les vaux pour que la Terre
Que dorment les taureaux soit un Enfer
Pour la création de tombes à neutrons
Venge et flair les otages
Que à l'occasion se change en lardons
Il ne faut pas rester sage
Si tu veux que ta mère se retrouve sous les fions
Des idées passagères générées par des fougères
Et des phacochères en fusion phacochères en fusion
Glace froid noir mort explosion
Glace froid noir mort explosion
Délires sucrés mal lavés mal blanchis mal rasés ont envahis la nuit
Glace froid noir mort explosionGlace froid noir mort
Les phacochères les ont prit d'assaut par derrière
Tout en restant amis ils savent ce qu'ils peuvent faire
Tout danse dans l'air profond si tu parles des fusions
Ta vie reste un enfer
Surtout pour le phacochère
Cuisiné aux petits lardons
Du fion de ta mère par derrière
Sucré salé,envoyé par le fond
Meha (Arkham Meha, 1995)
Arkham, 1995. Composée par David D'Ascenzo, Gaëtan Streel, Jean-Marc Ernes et Philippe Pironet. Texte de Jean-Marc Ernes.
Mémoire en explosion devra détenir toute la passion
Végétant en surface ce sont des dieux dont le sang se glace
Magie blanche et puissance
Volonté de pouvoir comme les dieux détenir la mémoire
Pour donner des leçon sur la terre la roche et l'érosion
Magie noire et pouvoir
Magie blanche et puissance
Pour pousser vers une seule solution
Pour aller vers la résurrection
Pour pouvoir dire non aux cons
Et pouvoir faire sa révolution
Pour pousser vers une seule solution
De dire non à la résurrection
Pour savoir où se situe les cons
Et rire des minables révolutions
Meha Meha
Magie blanche et puissance
Magie noire et pouvoir
Meha Meha Meha Meha
Probablement la chanson dont nous avons eut le plus honte après l'avoir joué une seule et unique fois en concert. Elle était beaucoup trop positive et joyeuse par rapport à notre style à l'époque. Le texte parle de magie blanche et de magie noire comme du ying et du yang. Le final de cette chanson était lui beaucoup plus dur. On l'a conservé pour clôturer nos concerts. Meha est le suffixe que l'on a accolé à Arkham après nous être rendu compte que d'autres groupes avaient déjà pris ce nom. C'est le fruit d'un jeu de mot avec Khameha, la vague déferlante des combattants de l'école de la tortue dans Dragon Ball.
Mémoire en explosion devra détenir toute la passion
Végétant en surface ce sont des dieux dont le sang se glace
Magie blanche et puissance
Volonté de pouvoir comme les dieux détenir la mémoire
Pour donner des leçon sur la terre la roche et l'érosion
Magie noire et pouvoir
Magie blanche et puissance
Pour pousser vers une seule solution
Pour aller vers la résurrection
Pour pouvoir dire non aux cons
Et pouvoir faire sa révolution
Pour pousser vers une seule solution
De dire non à la résurrection
Pour savoir où se situe les cons
Et rire des minables révolutions
Meha Meha
Magie blanche et puissance
Magie noire et pouvoir
Meha Meha Meha Meha
L'Idiot (Arkham Meha, 1995)
Arkham, 1995. Composée par David D'Ascenzo, Gaëtan Streel, Jean-Marc Ernes et Philippe Pironet. Texte de Jean-Marc Ernes.
L'idiot du village est de passage
C'est le moment de se taire car il n'a rien pour nous plaire
Il a deux belles dents en avant
Il a un esprit gentil mais un peu lent
Il croyait aux histoires que personne ne peut croire
Il avait déjà tout cru et continue à y croire
Arrive un soir très tard une bande de barbares
Ils font connaissance de l'idiot et en font un héros
L'idiot du village est de passage
Il a des copains avec qui il se sent bien
Il aime leur compagnie car sont tous très gentil
Ses amis grâce à lui ont un nom pour leur clan
C'est la bande de l'idiot qui sévit gentiment
Ce texte est inspiré par le film Un idiot à Paris avec Jean Lefebvre. C'est pour moi une des trois meilleures compos d'Arkham devenu Arkham Meha entre temps. Son côté metal préfigure la direction qui sera prise par la suite dans D.Majiria. Le fait que j'utilisais le mot "gentil" dans le texte sur une mélodie plus dur a déstabilisé notre bassiste de l'époque. Tout est dans le contraste. Je n'ai plus de version live. Mon frère a détruit ses archives. Il me reste cependant cette version studio qui figurait sur notre "démo" comme on disait à cette époque.
L'idiot du village est de passage
C'est le moment de se taire car il n'a rien pour nous plaire
Il a deux belles dents en avant
Il a un esprit gentil mais un peu lent
Il croyait aux histoires que personne ne peut croire
Il avait déjà tout cru et continue à y croire
Arrive un soir très tard une bande de barbares
Ils font connaissance de l'idiot et en font un héros
L'idiot du village est de passage
Il a des copains avec qui il se sent bien
Il aime leur compagnie car sont tous très gentil
Ses amis grâce à lui ont un nom pour leur clan
C'est la bande de l'idiot qui sévit gentiment
Esprit cendré (Arkham, 1994)
Arkham, 1994. Composée par David D'Ascenzo, Gaëtan Streel, Jean-Marc Ernes et Philippe Pironet. Texte de Jean-Marc Ernes.
J'ai écris ce texte alors que je me faisais chier comme un rat mort dans ma chambre. J'ai pris un briquet et j'ai commencé à brûler un crayon. Et puis, j'ai écris un texte là-dessus. Les écris reste mais pas l'outil... Ce texte illustre, de mon point de vue, une des meilleures composition d'Arkham.
Le crayon a brûlé
Il s'est embrasé
Il ne pourra plus servir
Il ne pourra plus écrire
Lumière
Le crayon commence à gonfler il faut le rallumer
Il doit tout se consumer il ne pourra plus parler
Il continue a se consumer continue à délirer
Brûlant le passé comme le crayon brûlé
La chandelle du samedi soir emporte avec elle le passé
Elle va le dépasser et toutes ses phrases aléatoires
Criant son désarroi mystérieusement unique
Rien à faire dans ce cirque d'idées vicieuses et techniques
Il se fait tard et le temps ne trouve pas sa fin
Il est partit pour un autre univers
Vers un jeu d'ombres des mains tracent des difformités dansantes
Qui passent de couloirs en couloirs pour s'oublier dans la flamme
Pour circuler et visualiser tous ces dômes de pierres qui se profilent à l'horizon
Et qui cherchent à dévisager ces misérables fourmis
Qui cherchent à rentrer dans cet égout rempli de truands
Remplis de truands remplis de truands
Crayon tout brûlé qui avait même réchauffé
Dans l'eau il a plongé flamme partie en fumée
Le crayon était beau enfumant l'esprit cendré
D'un souvenir idiot tout est parti en fumée
Fumée esprit cendré truands
Il s'est embrasé
Il ne pourra plus servir
Il ne pourra plus écrire
Lumière
Le crayon commence à gonfler il faut le rallumer
Il doit tout se consumer il ne pourra plus parler
Il continue a se consumer continue à délirer
Brûlant le passé comme le crayon brûlé
La chandelle du samedi soir emporte avec elle le passé
Elle va le dépasser et toutes ses phrases aléatoires
Criant son désarroi mystérieusement unique
Rien à faire dans ce cirque d'idées vicieuses et techniques
Il se fait tard et le temps ne trouve pas sa fin
Il est partit pour un autre univers
Vers un jeu d'ombres des mains tracent des difformités dansantes
Qui passent de couloirs en couloirs pour s'oublier dans la flamme
Pour circuler et visualiser tous ces dômes de pierres qui se profilent à l'horizon
Et qui cherchent à dévisager ces misérables fourmis
Qui cherchent à rentrer dans cet égout rempli de truands
Remplis de truands remplis de truands
Crayon tout brûlé qui avait même réchauffé
Dans l'eau il a plongé flamme partie en fumée
Le crayon était beau enfumant l'esprit cendré
D'un souvenir idiot tout est parti en fumée
Fumée esprit cendré truands
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