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lundi 19 novembre 2012

L'Absente (D.Majiria, 2003)

D.Majiria, 2003. Composée par Gaëtan Celi et Jean-Marc Ernes. Texte de Jean-Marc Ernes.

L'Absente est un concept. Celui de la femme idéale, celle qui nous corresponds mais qu'on cherche toute sa vie sans forcément la trouver. Du coup elle est absente. Cette "absente", je l'ai vue en rêve. J'ai senti sa présence puis j'ai fini par la rencontrer et l'épouser. Pour la trouver, il faut aussi la mérité sans toutefois désespérer. L'Absente c'est comme l'âme soeur mais avant de l'avoir rencontré. C'est ce dont ce texte parle. La musique est en plein dans le neo-metal.


De nos passages à vides
N'ayons pas peur d'avoir mal
Tyrannisé sensible tu ne veux plus ça

Remplis de doutes tu traînes sans but
Dans un miroir tu cherches son regard
Mais cette solitude malsaine t'entraîne
Vers l'aigreur et l'idée que tu ne vaux rien

De nos passages à vide
N'ayons pas peur d'avoir mal
Dépasser le sensible
Nous apprenons de ce mal-être
Tu pense que tu n' vaux rien
C'est bien là ton unique frein
L'idéal est pour toi
Il faut juste avoir la foi
Tout au fond va chercher
Cette force qui t'as engendré
Nous naissons de souffrances
Pour que ça s'arrête
Nous cherchons l'absente

De nos passages à vide
N'ayons pas peur d'avoir mal
Hors de cette souffrance terrible
tu trouveras ton idéal
L'idéal est absente
Mais un jour elle seras pour toi 

Relève-toi avec vaillance
Ensuite il suffit d'avoir foi en soi

Faces (D.Majiria, 2003)

D.Majiria, 2003. Composée par Gaëtan Celi et Jean-Marc Ernes. Texte de Jean-Marc Ernes.

Après plus d'un an sans composer, voici la première compo de D.Majiria. Le groupe entre dans une seconde période qui coïncide avec l'arrivée de Patrice. La musique tend à se détacher du côté hardcore et se rapproche du neo-metal et de l'emocore. C'est un des premier titre qui a une durée raisonnable, limite format radio, vu qu'elle fait 3 minutes (au lieu des 5 en moyenne pour les précédent morceaux). Faces est un texte qui parle de ces individus qui prennent le pouvoir sur les autres en créant des conflits autour d'eux. Celui de ce texte fait payer aussi sa frustration aux autres, tout ça dans un contexte d'émission de télé-réalité. Cette chanson a eut beaucoup de succès.


Je vois ton âme
Je vois tous tes secrets
Je vois ton âme
Je vois tous tes regrets

Le conflit le conflit le conflit pend
A ta gueule à ta face dès à présent
Le conflit le conflit le conflit pend
Sais-tu que tu provoque la haine de tes partisans
Il n'y a aucun mystère
Tu as beau tu as beau assurer tes arrières
Le conflit le conflit le conflit pend
Le piège se referme sur cet insouciant qui le tend

Je vois tes faces
Je vois l'esprit pervers
Mais cette menace
Est bien maigre face à tout cet univers terre à terre

Diviser pour régner stratégie trop supérieure
Mais dans un show télé réalité inférieure
Hors de cette réalité de tes secrets bien gardés
où donc est l'honnêteté mais ta face mais ta face ne peux régner

Le conflit le conflit le conflit pend
A ta gueule à ta face dès à présent
Le conflit le conflit le conflit pend
Sais-tu que tu provoque la haine de tes partisans
Il n'y a aucun mystère
Tu as beau tu as beau assurer tes arrières
Le conflit le conflit le conflit pend
Le piège se referme sur cet insouciant qui le tend

Je vois tes faces
Je vois l'esprit pervers
Mais cette menace
Est éteinte est étouffée et réduite en poussière

Le conflit le conflit le conflit pend
Le piège se referme sur cet insouciant qui le tend

Le Libre arbitre (D.Majiria, 2001)

D.Majiria, 2001. Composée par Gaëtan Celi, Philippe Pironet et Jean-Marc Ernes. Texte de Jean-Marc Ernes.

Le Libre arbitre pourrait se résumé à une chanson engagée contre les chansons engagées. La première partie est un discours politique du type "Suivez-nous !". La suite casse ce discours en prônant avant tout le libre arbitre et surtout l'esprit critique. Suivre sans réfléchir est-ce bien raisonnable ? Le tout commence par un cri car celui qui parle fort est celui qui se fait entendre. C'est la dernière compo de la première période de D.Majiria, celle avec Yannick comme batteur.


Souhaitez-vous démolir ces lois qui étouffe notre avenir
Naviguer en eau troublante et floue et vous joindre enfin à nous
Constater nos colères suivre nos cris de guerre et avec passion notre révolution
Mais quel est-ce
Cette position faible et con de croire en un autre

L'autorité ne peut nier s'utiliser pour piéger
Notre société ne peut nier quelle aime se faire abuser
Nous ne pouvons suivre le premier ni encore mois l'opposé
Révolution gouvernée n'est juste qu'un leurre pour vous calmer

Les Enfants du sang (D.Majiria, 2000)

D.Majiria, 2000. Composée par Gaëtan Celi, Philippe Pironet et Jean-Marc Ernes. Texte de Jean-Marc Ernes.

Tout le monde a dans son entourage un chef de bande, un pote un peu leader. Ce texte décris l'un d'entre eux. Ça parle de cette interdépendance entre ce petit chef et les membres de sa bande. Ce un groupe d'individu, ces "enfants du sang" (comme frère de sang), sont sans objectifs, sans perspective d'avenir. Ils ne sont finalement qu'un boulet pour ce chef qui se débrouillerait bien mieux sans eux. Ces enfants du sang se révèlent être les barreaux de la prison psychique de ce petit chef. Cette compo est la plus ancienne à figurée sur le premier album de D.Majiria. C'est suite à un duo avec Laurent, un autre chanteur, qui l'a choisie pour un live. L'alchimie fonctionnait bien et on a décidé de la remettre au programme.


Contact
Rien ne peut être acquis à ceux qui t'assaillent
Esclaves ou adeptes qui deviennent ta faille
Mais nous en retrait spectateurs de l'ombre
Tes ennemis et faiblesses
Leurs nombres nous les connaissons mais nous les tairons

Notre but la réunion des esprits
Afin qu'un jour ton âme se réveille
Pour qu'un jour ton âme se révèle
Et enfin pouvoir guérir tes blessures de haine

Pousser tout vers le haut laisser tes failles
A cette bande d'idiots à toute cette racaille
De tous le grand chef des enfants du sang
Pour tous tu es l'esclave
Entraîné par leur mauvais esprit tu resteras perdant

Leurs seul but empêcher ton esprit
Afin que jamais ton âme ne se réveille
Pour jamais ton âme ne se révèle
Que tu ne les écrases en te détachant des enfants du sang

Innocents les enfants du sang
Choisis
Pour qu'un jour tu te réveilles ou pour que jamais ne te révèle
Il faut faire le choix soit rester ici ou bien venir là-bas
Mais réveilles-toi enfant de sang
Fais ton choix reste ou vient là-bas

Jeux dangereux (D.Majiria, 2000)

D.Majiria, 2000. Composée par Gaëtan Celi, Philippe Pironet et Jean-Marc Ernes. Texte de Jean-Marc Ernes.

Après le vice de l'alcool, celui du jeu. Un texte en deux partie : la première c'est la vision d'un homme drogué dont le cerveau mélange les souvenirs de sa soirée avec des éléments de casino où il se trouvait. Ce qui donne lieu à quelques jeux de mots; la deuxième c'est l'explication : il a joué. Il a perdu. Et comme il a contracté des dettes, il est drogué, mis dans voiture et précipité dans un ravin. Très cinoche tout ça !


Contente-toi de tout décompter ma tête
Contente-toi décompte-moi
Atout ma tête à sept est remplie de mort remplie de torture
Mon corps dix plus que trois
Le neuvième jeu a tué tout à toute allure
Il ne reste plus que moi
Dans cette obscurité malmené recompter sur le dé
Il ne reste plus dix dés pour jouer
Sept à huit de donner de lancer pour tricher
Remplis ma tête de multiplicités

Combinant le jeu aussi au danger
Roulette neuf russes où trois hommes vont tirer
Quatre à quatre aux dix formes sont acceptés
Acceptés de faire compter

Six à vies
Un deux trois fois plus de prix
Mortellement mis vis à vis
Onze s'en fout cinq fois sorties
Douze et quoi font

Ma tête ma tête est remplie de drogue remplie d'une drogue dure
Mon corps est un peu froid
Ce dernier jeu m'a ruiné pourtant le plus dur
Les payer je ne savais pas
Précipité dans un ravin à toute allure
Et drogué je ne savais pas
Qu'en rentrant là je risquais ma vie ça je l'assure
Jouer c'est plus pour moi
Parce que ma tête va griller

Buenas tardes (D.Majiria, 1999)

D.Majiria, 1999. Composée par Gaëtan Celi, Philippe Pironet et Jean-Marc Ernes. Texte de Jean-Marc Ernes.

Dans D.Majiria, lorsque l'un de nous était en retard, ceux qui étaient à l'heure avaient pour habitude de lancer un "buenas tardes". Nous avons gardé cette expression pour le titre d'une des compo et il est resté. Ca conte les mésaventures d'un homme qui rentre saoul à la maison et qui se fait engueuler par sa bourgeoise. Un classique. Les "amis" de beuverie y sont aussi décris ici comme des désespérés qui entraînent les autres dans leur mal-être. Ils sont tous dépendants et esclaves de leur vice. L'ivresse est toujours amusante à illustrer dans un texte. La longue intro servait souvent d'intro de concert.


Quand il s'est fait engueulé sermonné il n'avait pas trop le choix
Hier il est arrivé assoiffé il n'avait pas trop le choix
Pour lui ils sont gentils ensemble s'enivrent autour de l'alcool se disent
Tous ses amis très gentil l'Enfer des ivres ils disent n'avoir pas le choix
Ensemble s’entraînent

Sol marche traîne tanguant seul radeaux
Fier ivres sur les flots

D'alcool de bière de vin en être parfois heureux ou parfois bien
Mais le mal-être le lendemain de fête ce mal de tête est pour demain
Soirée tardive sans fin jusqu'au lendemain
Mais laissez les faire ils se sentent biens
En faisant la fête dansant sur leur tête à la moulinette 

Leurs pauvres petits cerveaux s'émiettent
Quelle belle foire quelle histoire

Et il s'est fait engueulé sermonné il n'avait pas le choix
Plus rêver la journée réalité s'impose maintenant là
Mais il crève de cette soirée ennemis jurés
Jurer d'arrêter de boire d'abuser et puis le soir même
Recommencer à abuser avec ses amis fêter cette belle et tardive soirée

Rêver de cette tardive soirée
Vénérer cette tardive soirée
Mourir pour cette tardive soirée
Mourir pour croire à ça

Sanhédrin (D.Majiria, 1999)

D.Majiria, 1999. Composée par Gaëtan Celi, Philippe Pironet et Jean-Marc Ernes. Texte de Jean-Marc Ernes.

Le sanhédrin est l'assemblée législative traditionnelle du peuple juif ainsi que son tribunal suprême qui siège normalement à Jérusalem. Il est conté dans le Nouveau Testament que le Christ y fut entendu pour ses "crimes". Ce texte s'inspire de cette histoire et extrapole sur le sentiment de liberté face à l'oppression des règles. Les trois athés militants qui m'accompagnaient avait un peu de mal avec tout ce qui touchait à la religion. Je considère qu'ici il est plutôt question de philosophie. Mais bon... comme il ne s'intéressaient quasi jamais aux textes (du moins en profondeur) et qu'ils semblaient ignorer ce qu'était le sanhédrin, ce texte a malgré ça existé dans plusieurs set de concerts. 


Par delà les déserts sans s'abattre
Libérant nos frontières celles qui battent
Déplacer nos œillères ça abat
La violence loin derrière faut se battre
Sans saigner discuter dépasser nos idées
Chercher là vérité son seul pêcher c'est de vouloir
Avancer vérité partager il est jugé

Juger comme des paroles différentes
À expier comme des paroles démentes
Elles sont châtiées paroles de liberté

Liberté de vivre ce que l'on veut de sortir d'une route toute tracée
Trop de passion illusion
Liberté de mordre la vie à pleines dents et même sexuellement parlant
Sans fondement dégouttant
Liberté de vivre pour les autres et pour soi et de construire ensemble
Trop d'ardeur trop d'erreurs
Pour ça vous voulez l'éliminer vous voulez l'effacer
Serait-il un danger pour votre autorité
Pourtant, il n'est qu'un homme comme tous les hommes
Cherchant seulement à dire, partager et crier sa vérité

Origan (D.Majiria, 1999)

D.Majiria, 1999. Composée par Gaëtan Celi, Philippe Pironet et Jean-Marc Ernes. Texte de Jean-Marc Ernes.

Ce texte est inspiré par deux films : Au-delà du réel (Altered States) que Ken Russel réalisa en 1980 et l'adaptation du roman Dune par David Lynch. Dans Au-delà du réel, le professeur Eddie Jessup, interprété par William Hurt, fait des recherches sur la schizophrénie à l'aide de drogues shaman et d'un caisson d'isolation. Il fini par régresser même physiquement à l'état d'homme primitif. Dans "Dune", l'épice est comme une drogue qui permet se dépasser. Deux visions opposées de la drogue en somme. L'odeur de l'origan me faisait un peu penser à celle de l'herbe à l'époque. Ce texte est plus lyrique que les autres. Il y a une part d'écriture automatique comme à l'époque d'Arkham.


Hé mais ça saigne d'une couleur blême son sang est vicié
Si il le goûte qu'est-ce que ça coûte il est épicé

Origan épais coule dans ses veines épice qui saigne
Il est le jouet de son objet épice colorée
Tout est flou

Il faut qu'il stoppe il va devoir s'arrêter
Il faut qu'il stoppe il n'arrête pas de saigner
De délirer ses yeux ont décolorés
Il ne voit plus que des géants à pied chevauchant
Des vers de sables qui écrasent sur leurs passages toute forme d'humanité
Oh stade suprême tout est clair même cette humanité

Son sang vicié lui fait voir cette humanité
Un chant lointain vient du fond de cette humanité
Oh chant lointain vient du fond vient du fond oui vient
Pour nous apprendre et nous faire tout comprendre tout comprendre que

La source de l'humanité il tient en main toute l'humanité Un tout avec l'humanité un chant lointain unissant toute l'humanité

Acide.com (D.Majiria, 1999)

D.Majiria, 1999. Composée par Gaëtan Celi, Philippe Pironet et Jean-Marc Ernes. Texte de Jean-Marc Ernes.

J'ai écris acide.com car je voulais mettre en perspective d'une part les sitcom d'AB Prod que mon entourage raillaient et critiquaient d'une part et d'autre part le quotidien de ce même entourage qui faisait pire que dans ces sitcoms, reproduisant le même type d'intrigue tout aussi puérile. Deux ans plus tard, arrive sur les écrans "Loft Story" et Acide.com prends alors une tout autre dimension. La compo est tout à fait dans le style du D.Majiria du début : un mélange de hardcore et de metal. Lors d'un concert, on nous attribua le style d'"acide core", à cause du titre de cette chanson qui était aussi celui de notre premier EP.


Jouir et être ballotté par des rires de studio peu brutales
Ou alors être bouleversé par des peines et des pleurs fades inutiles banals
Pour sûr c'est très mal filmé
Pour sûr il ne savent pas jouer
Mais le théâtre de la vie est parfois à ce prix une sitcom non finie
La vrai vie est pire terrible bien plus pénible et sous acide

Ça devient des délires subtiles d'ados inutiles
Cherchant le respect que quelques-uns pouvaient donner comme apparence
Les apparences y croire c'est tomber dans la non-vérité
Le mensonge se tricher à soi-même et pleurer
Pleurer seul face à son propre reflet sa réalité
Acide.com sitcom sous acide une triste une bien triste bien triste réalité

Péniblement se dépêtrer pour ne jamais tomber
Dans leurs mièvres et misérables clichés
C'est superficiel de se voiler la face
Quelque soit votre sexe regardez-vous en face en face
Acide.com sitcom sous acide acide.com

dimanche 18 novembre 2012

Psychepultura (D.Majiria, 1999)

D.Majiria, 1999. Composée par Philippe Pironet, Gaëtan Celi et Jean-Marc Ernes. Texte de Jean-Marc Ernes.

Voici le texte le plus primaire que j'ai écris. Il se contente d'illustrer la musique et ses effets. Le titre "Psychepultura" est une contraction entre psyché et Sepultura. Les deux inspirations de cette compo.


Objet qui résonne je tape dessus je m'abandonne
Objet très sonore je déconne ça c'est de l'or
Ça tape ça claque je maque je m'éclate
Objet du ressort et consort on s'arrête le break est fort

Chant orient lancinent chantant encore

Ça y est là je maque je suis dedans et j'attaque
Ça y est là j'exprime des rythmes forts et des rimes
Ça bouge ça gicle quel beat fantastique
Ça y est ça rattaque attention un autre break qui casse

Un break qui casse
Qui casse la tête
Car c'est du bruit
Ce n'est rien que du bruit

Tout va bouger
Tout va voler
Tout va gicler
Tout va claquer
Tout va péter
Danse bouge danse bouge
Saute partout

Ramirez (D.Majiria, 1999)

D.Majiria, 1999. Composée par Philippe Pironet, Gaëtan Celi et Jean-Marc Ernes. Texte de Jean-Marc Ernes.

Lorsque nous composions des chansons avec D.Majiria, pour les distinguer, tour à tour chacun d'entre nous proposait un titre souvent définitif qui m'indiquait du coup une direction pour le thème. Cette fois là, ce fut le tour de Yannick qui proposa pour Juan cette chanson : "Sanchez Villa-Lobos Ramirez", personnage du film Highlander. Bien évidemment, on ne garda pas un titre aussi long. Le Ramirez de ce texte n'a strictement rien à voir avec celui du film. Il s'agit ici d'un homme sur un bateau sur le point de plonger dans l'eau pour y retrouver son père qui s'est probablement noyé. Ramirez fini par se noyer à son tour.


Seul sur l'océan se tient le mystérieux Ramirez
Calme seul il attend
Que se découvre enfin les profondeurs abyssales
Par une vague énorme et brutale

L'attirant le tirant sans cesse
Vers le fond trop profond qui laisse
Quelques traces mais des traces troublées
Par les débats de son corps
S'époumone ses poumons manquent d'air
Étouffant se mourant son père
L'attendant prétendant y vivre
Au fond des mers qui nous rendent ivres
Qui nous rendent ivres

Calme est l'océan pourtant toujours attends Ramirez
Qu'une vague l'attire
Pour retrouver son père qui au fond de la mère lui s'enivre

C'est alors que la vague le prit sans répit
Plongeant et sans merci
L'étouffant manquant d'air
Ne pouvant revenir en arrière
Seule solution
Invoquer prier son nom
Criant au désespoir
Tout seul dans le noir
Oh père c'est Ramirez

Tombant lentement coule
Oh père c'est Ramirez

Tempus illusio (D.Majiria, 1999)

D.Majiria, 1999. Composée par Philippe Pironet, Gaëtan Celi et Jean-Marc Ernes. Texte de Jean-Marc Ernes.

Nous n'avons joué ce titre qu'une seule fois en live. La compo était jugé trop linéaire par les membres du groupe. Le texte a une thématique proche de celle de Crime de mémoire mais sous un angle plus individuel. Tempus illusio signifie "Illusion du temps" et dis simplement que nous sommes condamnés à reproduire sans cesse les mêmes erreurs tant qu'on se bornera à ne pas les voir ou les accepter. Ce n'est pas super optimiste mais c'est pas forcément faux non plus.


Au-delà de nos demeures
Et de nos idées un peu trop terre à terre
L'homme vit dans toutes ses erreurs
Il ne change rien et laisse le temps faire

Le temps qui efface la colère
Se laissant vivre rien à faire
Le temps qui entaille la chair
Tombant lentement en enfer

Au-delà de nos batailles
L'éternité croit effacer les choses
L'homme vit derrière une muraille
Oubliant tout puis le monde est tout rose

Le temps qui efface la misère
L'oeil recouvert d'une paire d'oeillères
Le temps qui entaille la chair
Tombant lentement en enfer

Le soleil donne ses rayons
Mais les hommes eux n'en font rien de bon
Ils ne vivent que pour leurs doublons
Laissant même là ses jeunes illusions

Le temps qui est caché sous terre
L'obscurité nous laisse rien faire
Le temps qui entaille la chair
Tombant lentement en enfer

Entaillant la chair
Efface la colère
Caché sous la terre
Efface la misère
Tombant lentement en enfer sous la terre

Tahiti Bob (D.Majiria, 1999)

D.Majiria, 1999. Composée par Gaëtan Celi, Philippe Pironet et Jean-Marc Ernes. Texte de Jean-Marc Ernes.

Le premier "tube" de D.Majiria. Je me suis souvent demandé si ce n'était pas lié au titre qui se retenait facilement. Beaucoup m'ont souvent demandé de qui je m'étais inspiré. La réponse c'est Milošević. Les anti-américains primaire pensait que c'était lié à Bill Clinton mais il n'en est rien. Milošević a cette époque fut inculpé de crime contre l'humanité et ses réactions pleine d'arrogance, de dédain et de suffisance et surtout son attitude, son allure et sa posture me paraissant particulièrement ridicule. Evidemment ce texte est généralisé et peut s'appliquer à tout dictateur en particulier ou dirigeants dans certains cas. Avec l'arrivée de Bush en 2001, le texte prit une tout autre dimension... Tahiti Bob apparaît aussi comme une espèce de croque-mitaine. Il est la caricature de l'ambition mêlée de cruauté.


Un dictateur étrange régnant sur l'innocence
D'un peuple affamé vénérant le clown parfait
Prince couvert de paillettes le nez rouge les pieds gonflés
Le dictateur pas net d'une armée très colorée
Régnant d'un rouge sang comme le nez d'un clown décadent fou
Pensant surtout être le plus grand

Ce clown-roi immonde veut déclarer la guerre
Coloriser le monde faire pour clown son univers
Se venger de l'ironie qui comme la pluie sur lui
Tombée dans sa prime jeunesse le priva de gentillesse

Tahiti Bob clown cruel qui fait peur à l'enfant qui dort au fond de nous
Tahiti Bob clown de l'horreur assassinant tous ceux qui le traitent de fou
Tahiti Bob clown cruel régnant de terreur voulant gouverner plus que tout

Milice armée au nœud pap bariolé envahi un monde qui croyait être à l'abri
De la folie d'une guerre absurde arborant le symbole des soldats du clown ami
Faisant fortune sur un tas de dinars rouge fluo couleur standard du nouvel argent
Tahiti Bob gagne le gros lot des hommes d'état régnant actuellement

Plus tard voulant devenir aussi roi de l'espace
Tahiti Bob décide de conquérir la Lune
Mais par malheur atterrissant sur sa face
Le dictateur clown se crache
Fin du règne d'un nul

samedi 17 novembre 2012

Crimes de mémoire (D.Majiria, 1999)

D.Majiria, 1999. Composée par Philippe Pironet, Gaëtan Celi et Jean-Marc Ernes. Texte de Jean-Marc Ernes.

Voici un morceau joué très rarement par D.Majiria dont l'intro n'est pas sans rappeler l'outro de Meha d'Arkham Meha. Intro qui servit d'intro aux premiers concerts de D.Majiria où je scandais "D.Majiria". Le texte est une vision onirique de notre incapacité de nous souvenir des crimes perpétrés par nos semblables au cours des siècles. Le crime contre l'humanité devenant un crime de mémoire.


Crimes de mémoire
Je descends d'un gratte-ciel en pourfendant le ciel
D'une lame moins longue que l'éternité qui gronde
Que la colère des larmes la colère bestiale la colère de toutes nos armes
Pourfende l'espoir l'espoir qui nous reste pour consoler nos crimes de mémoire

Crimes de mémoire
Crimes de mémoire futurs ou passés
Crimes de mémoire intimement liés
Crimes de mémoire pour l'éternité
Nos erreurs passées et dépassées aiment se répéter

Se répéter toujours fatigué faire toujours pareil je pourfends le ciel
D'une lame plus belle que le soleil lui-même

D'une lame beaucoup plus longue
Que l'âme éternelle qui gronde
Qui pensait croire se venger
De la colère des armes les origines de nos larmes

L'ombre de nos pensées
Déchirées et malmenées
Par tous ces esprits vengeurs
Qui n'ont dans leur coeur que colère et rancoeur

Pour ne jamais pardonner
Ils ne pourront jamais aimer
Je les pourfends comme le ciel
Mon glaive froid écrase toute leur haine

J'effectue une saignée
Je récolte leur bonté
Je les aide à retrouver
Leur tendresse cachée au fond de l'éternité

Remplie d'ouverture
De souvenirs en boutures
Remplie de rancune
Remplie de rancune
Remplie de lacunes
Est-ce ça un crime de mémoire

Bombardier (D.Majiria, 1999)

D.Majiria, 1999. Composée par Gaëtan Celi et Jean-Marc Ernes. Texte de Jean-Marc Ernes.

Il y a beaucoup à dire sur "Bombardier". Tout d'abord, c'est la première compo a être mélodique et bien construite. D.Majiria avait des influences hardcore et son côté déstructuré ne plaisait guère. J'ai toujours préféré des structures plus carrées. Nous avons travaillé les arrangements de cette compo en acoustique à la maison avec Gaëtan. C'est d'ailleurs une des rares fois où on a procédé de la sorte. Ensuite, le texte : Bombardier trouve sa source d'inspiration dans deux éléments. Le premier vient de mon vécu et de cette angoisse provoquée par le bruit des avions de transports qui passaient au-dessus de chez moi lorsque j'habitais le quartier d'Outremeuse à Liège. Ça m'évoquait les récits des bombardements que me contait ma grand-mère avant de m'endormir lorsque j'étais enfant. Je fantasmais sur une guerre improbable. Le second élément, c'est que nous répétions à l'époque à Lantin et la population était en plein bras de fer avec le développement de l'aéroport de Bierset. La plupart des habitants ne trouvaient plus le sommeil à cause de ces mêmes avions de transports qui m'angoissaient pour d'autres raisons. Toutes ces idées mélangées ont accouché d'un texte qui arrive en pleine actualité de guerre au Kosovo. Une première version avec moins de mots avait été écrite mais le flot n'était pas assez dynamique pour Gaëtan et je l'ai adapté.


Un avion énorme dans un morne ciel
Son bruit gronde obstacle au sommeil
Nos affreux cauchemars accouchent d'une série de bombes
Au hasard angoissés de pénombre
Ombre d'un bombardier sommeil déchiré

Un ciel trop noir oppressant et sans étoiles
Dans un rêve étrange fait de peines et de toiles
De pierre de poussière gouvernées par l'ennui
Par un être pourri et endormi
Ombre d'un bombardier sommeil déchiré

Corps trop éclairés oreilles déchirées par un bruit familier
Nos âmes éclairées nos corps déchirés génocide guerrier
A l'ombre d'un bombardier notre sommeil déchiré

Un chacal sur son trône boit au lit
D'un fleuve bleu azur parfumé d'ambroisie
La colère violente des dieux de l'antique
C'est comme quand un avion passe au dessus d'l'Afrique

Corps trop éclairés oreilles déchirées par un bruit familier
Nos âmes éclairées nos corps déchirés génocide guerrier
A l'ombre d'un bombardier notre sommeil déchiré

Décalé (D.Majiria, 1999)

D.Majiria, 1998. Composée par Gaëtan Celi et Jean-Marc Ernes. Texte de Jean-Marc Ernes.

C'est la première chanson composée par Gaëtan Celi, le guitariste du groupe. C'est une compo complètement déstructurée et ce ne fut pas chose aisée que d'y poser des mots. Le texte est très inspiré par les mélodies et les rythmes de cette chanson. C'est d'ailleurs le cas pour une bonne partie des premières compos de D.Majiria.


Restons tous décalés
Rouge peur terre endormie
Terriblement sueur fatigues ennemies
Tout destruction faible d'illusion
Corruption faible sans passion
Un nouveau rêve casse désillusion
Un être faible cache sa frustration

Ennemis trahis tous cachés derrière
Blanchis unis ils nous laissent amères

Reste là cache-toi surtout ne la touche pas
Bouges pas pour tout le mal que tu as fait
Ordure pense à tous ceux que tu as embrassés
Fumier la merde est ton fief et ta terre

Passions endormies haines ennemies
Tant va la cruche à l'eau qu'elle va forcer
Passions ennemies haines endormies
Le plus beau c'est encore de résister

Passe devant avec courage laisse-les dire au passage
Que la forme de tes combats sont inutiles
Tout a un but et surtout les coups marquent sans dégoût
La pulsion de ton message est immobile
Ensuite dispersé reste décalé pense reste décalé

Rire cruel (D.Majiria, 1998)

D.Majiria, 1998. Composée par Philippe Pironet et Jean-Marc Ernes. Texte de Jean-Marc Ernes.

Cette première compo de D.Majiria est en fait un projet inachevé de Philippe à l'époque d'Arkham. Le thème de la chanson fait d'ailleurs très Arkham vu que c'est un portrait du Joker, un des locataire bien connu de cet asile.


Hors d'un visage s'inscrit d'une bouche jaunie
Le faux parfois cruel rire d'un satire
Un rire cruel des rides mortelles qui fondent d'un centre bien irréel
Le pâle faux et cruel le rire lisse
Cris gras hagards cris rauques criards bouche sale humide qui vocifère
Des sueurs amères

De ce visage sue un rire torride
Le pâle et faux cruel rire horrible
Un rire cruel des rides mortelles qui fondent d'un centre bien irréel
Cris gras hagard cris rauques criards bouche sale humide qui vocifère
Des sueurs amères

Cris gras hagards cris rauques criards bouche sale humide qui vocifère
Des sueurs amères
Rire cruel et mortel

Cris gras hagards cris rauques criards bouche sale humide qui vocifère
Des sueurs amères
Rire cruel et mortel
Un rire cruel et mortel

vendredi 16 novembre 2012

Phacochère en fusion (Arkham Meha, 1995)

Arkham, 1995. Composée par David D'Ascenzo, Gaëtan Streel, Jean-Marc Ernes et Philippe Pironet. Texte de Jean-Marc Ernes.

Dernière compo d'Arkham avant la séparation. Elle est dans la lignée des dernières en plus funk rock. Ce texte est le plus incongrus de tous. Il reprends le "personnage" du phacochère en fusion présent dans Rien n'est parfait pour dédramatiser. C'est un de mes textes les plus barj'. C'est une des mieux enregistrée aussi.


La panoplie de jouets tombe sur le gazon frais
A s'en mordre les doigts tandis qu'il ne voit pas
Là-bas des tas d'endroits qu'il ne voit pas
Qu'il ne veut pas qu'il ne comprends pas

Tandis que la lumière tombe sur ses godasses
Il a la hache de guerre attends qu'il se passe
Des tas d'illusions prenant l'air profonds
Profonds et très con de bonnes intentions

Que dorment les vaux pour que la Terre
Que dorment les taureaux soit un Enfer
Pour la création de tombes à neutrons

Venge et flair les otages
Que à l'occasion se change en lardons
Il ne faut pas rester sage
Si tu veux que ta mère se retrouve sous les fions

Des idées passagères générées par des fougères
Et des phacochères en fusion phacochères en fusion

Glace froid noir mort explosion
Glace froid noir mort explosion
Délires sucrés mal lavés mal blanchis mal rasés ont envahis la nuit
Glace froid noir mort explosion
Glace froid noir mort

Les phacochères les ont prit d'assaut par derrière
Tout en restant amis ils savent ce qu'ils peuvent faire
Tout danse dans l'air profond si tu parles des fusions
Ta vie reste un enfer

Surtout pour le phacochère 

Cuisiné aux petits lardons
Du fion de ta mère par derrière

Sucré salé,envoyé par le fond

Meha (Arkham Meha, 1995)

Arkham, 1995. Composée par David D'Ascenzo, Gaëtan Streel, Jean-Marc Ernes et Philippe Pironet. Texte de Jean-Marc Ernes.

Probablement la chanson dont nous avons eut le plus honte après l'avoir joué une seule et unique fois en concert. Elle était beaucoup trop positive et joyeuse par rapport à notre style à l'époque. Le texte parle de magie blanche et de magie noire comme du ying et du yang. Le final de cette chanson était lui beaucoup plus dur. On l'a conservé pour clôturer nos concerts. Meha est le suffixe que l'on a accolé à Arkham après nous être rendu compte que d'autres groupes avaient déjà pris ce nom. C'est le fruit d'un jeu de mot avec Khameha, la vague déferlante des combattants de l'école de la tortue dans Dragon Ball.


Mémoire en explosion devra détenir toute la passion
Végétant en surface ce sont des dieux dont le sang se glace
Magie blanche et puissance

Volonté de pouvoir comme les dieux détenir la mémoire
Pour donner des leçon sur la terre la roche et l'érosion
Magie noire et pouvoir
Magie blanche et puissance

Pour pousser vers une seule solution
Pour aller vers la résurrection
Pour pouvoir dire non aux cons
Et pouvoir faire sa révolution

Pour pousser vers une seule solution
De dire non à la résurrection
Pour savoir où se situe les cons
Et rire des minables révolutions
Meha Meha

Magie blanche et puissance
Magie noire et pouvoir
Meha Meha Meha Meha


L'Idiot (Arkham Meha, 1995)

Arkham, 1995. Composée par David D'Ascenzo, Gaëtan Streel, Jean-Marc Ernes et Philippe Pironet. Texte de Jean-Marc Ernes.

Ce texte est inspiré par le film Un idiot à Paris avec Jean Lefebvre. C'est pour moi une des trois meilleures compos d'Arkham devenu Arkham Meha entre temps. Son côté metal préfigure la direction qui sera prise par la suite dans D.Majiria. Le fait que j'utilisais le mot "gentil" dans le texte sur une mélodie plus dur a déstabilisé notre bassiste de l'époque. Tout est dans le contraste. Je n'ai plus de version live. Mon frère a détruit ses archives. Il me reste cependant cette version studio qui figurait sur notre "démo" comme on disait à cette époque.


L'idiot du village est de passage
C'est le moment de se taire car il n'a rien pour nous plaire
Il a deux belles dents en avant
Il a un esprit gentil mais un peu lent

Il croyait aux histoires que personne ne peut croire
Il avait déjà tout cru et continue à y croire
Arrive un soir très tard une bande de barbares
Ils font connaissance de l'idiot et en font un héros

L'idiot du village est de passage
Il a des copains avec qui il se sent bien
Il aime leur compagnie car sont tous très gentil

Ses amis grâce à lui ont un nom pour leur clan
C'est la bande de l'idiot qui sévit gentiment