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lundi 3 décembre 2012

Surexposé (D.Majiria, 2009)

D.Majiria, 2009. Composée par Gaëtan Celi, Jean-Marc Ernes et Gilles-Antoine Henin. Texte de Jean-Marc Ernes.

Dernière composition finie de D.Majiria : Surexposé est également la deuxième partie du dyptique Apposé/Surexposé. Ici, l'artiste est dans l'étape 2 : celle où il dévoile ses oeuvres aux yeux du monde et aux regards critiques, ce qui n'est pas toujours facile pour un artiste. L'âme est mise à nu et c'est son intégrité qui est mise à mal à travers sa création. La symbolique de ce texte clôture avec panache les 56 textes écris pour D.Majiria.


Une mise en danger à nu exposer peintures figés
Et aux yeux de tous critique qui le pousse à des secousses

Mais est là son mystère
Que comprendront-ils

Son âme exposée aux critiques aisées des carnassiers
Il se sent briser il se sent vidé surexposé

Apposé (D.Majiria, 2009)

D.Majiria, 2009. Composée par Gaëtan Celi, Jean-Marc Ernes et Gilles-Antoine Henin. Texte de Jean-Marc Ernes.

Je n'avais jamais fait de lien dans mes textes entre mon travail de musicien/auteur et celui de plasticien. C'est chose faite avec ce diptyque apposé/surexposé. Apposé est la première étape du peintre : la création. Ce texte est écris du point de vue du modèle qui, patiemment, attends que la toile l'immortalise. La création est ici quelque chose de libérateur pour l'artiste.


Grisant on attend à l'heure où c'est excitant de perdre du temps
Charmants amants enlacés comme existant dans ce beau tableau d'avant

Figé à nouveau
Des couleurs apposées
Veulent nous dessiner
Fixé dans le beau
Le calme la volupté
Un instantané apposé

Lentement sûrement la toile se remplissant de tas d'éléments
Et s'arrêtant il dit que c'est suffisant regarde sa toile autrement

Figé à nouveau
Des couleurs apposées
Nous ont dessinés
Fixé dans le beau
Le calme la volupté
Un instantané apposé

Il vit pour ça peindre pour ce qu'il croit

Des couleurs apposés
Nous ont dessinés

Mais le charme (D.Majiria, 2009)

D.Majiria, 2009. Composée par Gaëtan Celi, Jean-Marc Ernes et Gilles-Antoine Henin. Texte de Jean-Marc Ernes.

La plus belle femme du monde ne peut donner que ce qu'elle n'a. Sauf que ça a peu de rapport avec ce texte en fait. Quoique... Notre protagoniste est aveuglé par la beauté physique. Or, quand on fait sa vie avec quelqu'un, le physique, c'est somme toute assez éphémère et superficiel. On retrouve ici le concept de l'Absente, bien qu'il ne s'agit pas ici d'une suite de ces textes.


Vouloir courir les miss mondes et les miss univers
T'empêche de garder les pieds sur terre
Superficiel ou voire parfois même décérébré
Au final que peuvent-elle t'apporter

Mais le charme tu ne peux pas qu'en rêver
Mais le charme rêve apprivoisé
Mais le charme tu ne peux t'en emparer
Mais le charme pour l'éternité

Si l'on vivait au doux pays de tes beaux délires
On ne pourrait pas croire en l'avenir
Parcourant le monde virtuel la nuit comme le jour
Recherchant tous les plus beaux atours

Oui capturer oui le charme tu ne peux pas qu'en rêver
Mais le charme rêve apprivoisé
Mais le charme tu ne peux t'en emparer
Mais le charme pour l'éternité

Désespoir de ne pouvoir toucher aux étoiles
Les belles personnes elles ne te veulent aucun mal
Dans ta réalité il doit bien exister
Une absente qui attend de tomber à point nommé

Mais le charme tu ne peux pas qu'en rêver
Mais le charme rêve apprivoisé
Mais le charme tu ne peux t'en emparer
Mais le charme pour l'éternité

Haine collatérale (D.Majiria, 2009)

D.Majiria, 2009. Composée par Gaëtan Celi, Jean-Marc Ernes et Gilles-Antoine Henin. Texte de Jean-Marc Ernes.

Ce texte joue sur une certaine ambiguïté. L'histoire est celle d'un homme qui se fait dragué par une superbe "bombe". Il se laisse tenter et cet adultère détruit toute sa vie. La vengeance, c'est celle de la femme. Les lieux, c'est ceux où ils se sont envoyés en l'air, etc. Pourtant à la première lecture, on pourrait penser qu'il s'agit d'un texte sur le terrorisme. Le terrorisme sexuel alors. La démarche est assez proche de celle de Jeux dangereux.


Je suis victime d'un attentat
Une bombe s'explose et détruit tout vit autour de moi
Mais qu'est-ce que je foutais là
Innocente victime touchée et marquée par des éclats
Aux armes citoyens venons-en aux mains

La douleur ne sera pas
Aussi forte que celle de ceux qui se vengerons bien au delà
Et pour la prochaine fois
Prendront-ils un hôpital un temple une école un sauna

Martyriser ou tourmenter
Nul combat ne peut cesser
Tire coup pour coup escalader
Un mont bestial aux limites sans fin et sans sommet

Aux armes citoyens venons-en aux mains
Par tous les moyens forniquons sans fin

Je suis victime d'un attentat
Une bombe s'explose les draps eux ne s'en souviendront pas
Son nom c'était quoi déjà
Peu m'importe ce qui compte c'est qu'elle ne te ressemble surtout pas

dimanche 2 décembre 2012

Pressé de vivre (D.Majiria, 2008)

D.Majiria, 2008. Composée par Gaëtan Celi, Jean-Marc Ernes et Philippe Soudon. Texte de Jean-Marc Ernes.

Et voici la seule compo de 2008 ! "Pressé de vivre" décris le quotidien d'un personnage over-booké qui ne s'arrête jamais, sacrifiant tout pour son boulot.


Quittant mon lit rapidement puis cet appartement
Pas le temps de penser en me rasant de penser en mangeant
Le soleil me poursuit je courre plus vite que lui et je suis trop pressé
Le miroir de ma vie il n’a aucun reflet pas le temps de l’observer
Je mens en te disant je t’aime et donnons-nous le temps
Fuyant chaque temps mort de ma vie je courre après du vent
Chaque minute est argent gagné ou dépensé mon temps est convoité
A l’idée de me poser c’est bien trop effrayant car il s’enfuit mon temps

Pas le temps d’écrire un mot
Fuyant comme un idiot
Pas le temps de t’en dire de trop
Égoïstement ma vie c’est zéro

Je vend objet ou grain de sable contre beaucoup d’argent
Je prend boulot même malhonnête pourvu qu’il soit payant
Mon agenda déborde je courre après les clients je vis à 300 pourcents
A l’idée d’arrêter là je deviens dément car il s’enfuit mon temps

Pas le temps d’écrire un mot
Fuyant comme un idiot
Pas le temps de t’en dire de trop
Égoïstement ma vie c’est zéro

Pressé de vivre

Tire sur la ligne du temps sans faiblir mentir
Sur la ligne du temps sans tenir mentir
Je suis pressé de vivre

Pas le temps d’écrire un mot
Fuyant comme un idiot
Pas le temps de t’en dire de trop
Égoïstement ma vie c’est zéro

Pressé de vivre